CSE du 26 mars 2026 - Débrief CFDT

Rédigé le 08/04/2026
Dominique VIEU


Ce jeudi 26 mars 2026, un CSE ordinaire s'est déroulé avec pour sujets principaux les points suivants :

Une remise d'avis dans le cadre de la procédure d'Information/Consultation sur le projet de création du Département Projets & GA
La CFDT a pris le temps de rencontrer des salarié(e)s impacté(e)s par ce projet et a remis un avis défavorable que vous retrouverez ci-dessous en Piece jointe. L'avis global du CSE sur ce point est défavorable. 
La CFDT déplore de nouveau le manque d'intégration des dimensions humaines dans la préparation et la mise en place de ces projets de réorganisation diverses qui se succèdent sur notre plateforme

Une remise d'avis dans le cadre d'Information/Consultation sur les propositions de postes au salarié inapte 
Les élu(e)s CFDT n'ont pas souhaité participer à cette relise d'avis car ce point relève exclusivement de la responsabilité de la direction.
L'ensemble des élu(e)s des autres OSR n'ont pas souhaité participé a cette remise d'avis qui est plus du ressort d'une procédure d'information simple que d'une procédure d'information/consultation.

Un point dans le cadre d'une procédure d'information simple sur le bilan SSCT 2025 et le PAPRIPACT 2026
Ces deux points n'ont pas fait l'objet de remarques particulières sur les présentations et autres documents mis à disposition durant le CSE. La CFDT se réserve la possibilité de revenir sur ces points hors CSE si besoin.

Un point dans le cadre d'une procédure d'Information sur le projet de Grand Arrêt 2026
Le responsable de la direction sur le sujet a présenté le projet : 
Sur le budget et concernant les investissements. Quels étaient les investissements ? exemples : Remplacement des préchauffeurs d'air des fours, mise en place du catalyseur isomérant pour le SAF... 
Sur le port du badge BTEX, le CSE a du mal a voir l'intérêt de porter un détecteur en permanence sans faire d'analyses d'urine et juste pour avoir une cartographie d'ambiance sans tenir compte d'exposition.
Sur les infirmeries de chantiers : 2 infirmier(e)s de plus lors du GA à embaucher, cela apparait trop peu au goût du CSE. La direction va se renseigner plus précisément auprès du médical
Sur l'utilisation des portables non-Atex lors du GA => leur usage sera toléré sur les zone dites "hors énergies"
Sur la prise en charge des IKM => Les personnes détachés GA et les personnes qui font ponctuellement des heures supplémentaires (Comme les procédés)

Point de situation et perspectives relatifs aux impacts du conflit au Moyen-Orient sur les activités de la Plateforme
La direction nous fait remonter les information suivantes :
Le brut raffiné actuellement par la Plateforme correspond à des cargaisons achetées 2 à 3 mois en amont.
Cela crée un effet « retard » : les tensions ou ruptures actuelles dans l’approvisionnement ne se ressentent qu’après quelques mois.
Les stocks et arrivages sécurisés permettent de raffiner jusque fin avril.
➜ Après cette date, l’approvisionnement deviendra plus tendu si la situation géopolitique ne s’améliore pas.

Blocage du détroit d’Ormuz : un choc mondial qui perturbe les flux pétroliers
Les dernières analyses confirment un blocage quasi total du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transitent environ 20 % du pétrole mondial.
Plusieurs sources indiquent :
Le trafic maritime a chuté de 95 % au mois de mars selon Kpler. 
L’Iran contrôle totalement le détroit, classé zone de guerre, empêchant la traversée de la majorité des navires occidentaux ou liés à « l’ennemi ». 
De nombreux navires ont été forcés de faire demi‑tour et des incidents ou attaques sur des pétroliers ont été recensés (plus de 23 incidents depuis début mars). 
Environ 200 navires sont immobilisés dans le Golfe persique ou ses abords dans l’attente d'une amélioration sécuritaire. 
La Chine : déjà sur des changement d’approvisionnement
Selon les données disponibles, la Chine dépend fortement du pétrole transitant par Ormuz : environ 57 % de ses importations passent normalement par ce détroit. 
Avec le blocage :
Les navires chinois ne peuvent plus emprunter les routes habituelles.
Ils se trouvent parmi les rares navires encore autorisés dans un corridor très limité, mais en nombre insuffisant pour couvrir leurs besoins. 
Résultat : les compagnies chinoises se tournent vers d’autres sources, notamment :
Mer du Nord
Norvège
Finlande
Conséquence directe : le brut du Moyen‑Orient ne parvient plus aux clients habituels, notamment l’Asie (dont la Chine).
La direction  alerter sur le fait que le brut raffiné aujourd’hui date d’achats passés, ce qui masque temporairement l’impact réel de la crise.
Le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran paralyse le commerce mondial du pétrole, avec une chute de 95 % du trafic.
La Chine perd son accès traditionnel au brut du Golfe et se tourne vers d’autres fournisseurs, notamment la Mer du Nord.
Cette réorientation crée une rareté et une flambée des prix sur les bruts européens.
À partir de fin avril, l’approvisionnement pourrait devenir nettement plus critique pour la Plateforme.
Sur le fait que les prix à la pompe sont si rapidement impactés, la direction explique:
Même si le brut raffiné aujourd’hui a été acheté il y a 2–3 mois, les prix à la pompe dépendent des prix de marché actuels, et non du coût historique du brut.
Les prix ont augmenté rapidement parce que :

  • Le cours mondial du pétrole a bondi immédiatement avec le blocage d’Ormuz.
  • Les stations s’alignent sur le prix de réapprovisionnement, pas sur le prix des stocks.
  • Les coûts de transport et d’assurance ont explosé dès le début du conflit.
  • Le marché énergétique ajuste les tarifs en temps réel pour anticiper les risques futurs.

Point que les problématiques RPS
De longs débats animent et agitent les différentes instances sur ce thèmes depuis déjà longtemps et s'y ajoutent les problématiques liées aux réorganisations (dont le nom peux varier, optimisation de l'organisation, création de...)Le dialogue et des solutions se doivent de progresser sur ce thème dans l'unique intérêt des salarié(e)s, tout statuts confondus.

Avec la CFDT, faisons bouger les lignes !