Les négociations se sont déroulées dans un climat tendu, marqué par des échanges parfois difficiles et une divergence de vues entre les organisations syndicales et la Chambre patronale. Malgré ce contexte, la CFDT est restée pleinement engagée pour défendre l’égalité de traitement et les intérêts de l’ensemble des salarié(e)s de la Branche.
La CFDT ne comprend pas pourquoi – même si cela ne concerne qu’une minorité de salariés – certains seraient rémunérés sur la base de la CCN, d’autres selon les recommandations UFIP-EM, et d’autres encore selon des grilles internes plus favorables.
De quel droit priverions-nous une partie des salarié(e)s d’une revalorisation ?
A final, la Chambre patronale a mis sur la table les éléments suivants :
• Augmentation du point de base : +1 %
• RMAG : +4 %, porté à 23 549 € revenu minimum garanti)
• Majoration conventionnelle : +1 %
• Sur-majoration conventionnelle : +1 %
• Rehaussement de l’indemnité de transport de 50 % à 55% pour les stagiaires, alternants et contrats pro
•Participation patronale à la mutuelle portée à 55 %
•Ouverture d’une négociation sur la séniorité et l’égalité professionnelle
•Échanges prévus sur l’article 101 concernant les avitailleurs
Position de repli
En cas d’absence de signature, la Chambre patronale appliquera unilatéralement :
+0,6 % sur le point de base, +0,6 % de majoration conventionnelle
+0,6 % de sur-majoration conventionnelle et 0 % sur le RMAG (gel à 22 644 €)
Cette position de repli est très en deçà des besoins réels et pénaliserait directement les salarié(e)s les plus fragiles de la Branche qui n'ont pas de NAO de groupe comme le notre. Pour rappel, sans accord NAO UFIP valide, ces salariés d'entités n'ont rien d'autre que les propositions de repli quand elles existent.
Fidèle à ses valeurs, la CFDT mène le combat contre les inégalités et défend une politique sociale qui garantit à chaque salarié(e) une reconnaissance la plus juste et la plus équitable possible.
À ce titre, nous jugeons que la proposition actuelle est très éloignée des besoins réels des salarié(e)s et des enjeux de la Branche. Quant à la seconde proposition, présentée comme une avancée, elle reste à la limite de l’indécence : on nous demande en réalité de choisir entre deux mauvaises options, entre la peste et le choléra.
Après consultation de ses sections, La CFDT a considéré que l'accord n'impacterait réellement que les salarié(e)s les moins couverts par des NAO de groupe ou site et que la signature sera un moindre mal pour ceux-ci.
Pour Info, nos NAO TotalEnergies auront lieu en janvier 2026.
CFDT : Ensemble faisons bouger les lignes

